
Des coloris très clairs, transparents, comme une peinture du souvenir, celle de l’enfance dans le dédale médiéval de Fès, cette médina où la lumière est aussi rare que précieuse. Dans l’oeuvre de Bellamine, elle impose sa loi, elle dissout ou reconstitue toute chose, nimbe l’espace dans l’espace. Importance du geste et de la lumière mais aussi de la matérialité de la peinture, telle est la quintessence de son travail. Chacune de ses peintures, photos ou photos/peintures bouleverse par sa maîtrise, sa justesse et sa simplicité. Une simplicité qui n’est qu’apparente, obtenue au prix de gestes répétitifs et réfléchis, au prix de tant de couches de peinture et de glacis, pour aboutir à ces abstractions architecturales issues de ce qu’il qualifie de mémoire génétique et qui dégagent une force qui interpelle l’universel. Vivant entre Paris et Rabat, Bellamine est un habitué des galeries marocaines et des musées européens.
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