
Une esthétique nippone nimbe subtilement les œuvres de Mounat Cherrat. Epurés à l’extrême, galets et masses pierreuses sont ramenés à leurs formes minimales, corps célestes, éthérés, planant dans l’immensité de l’espace. Ce dépouillement aigu, ce sens de la mesure et de l’intervention juste, dosée jusqu’à la limite de l’ascétisme plastique, confère au travail plastique de Mounat Cherrat une place à part dans le paysage plastique marocain. C’est peut-être le repli loin de la clameur et du chaos de la ville qui a permis à Mounat cette finesse dans le regard et cette rigueur dans l’exécution qui sait aller à l’essentiel. La "galaxie" plastique de Mounat Cherrat apaise les yeux, éduque la sensibilité de quiconque sait aller à sa rencontre. Le bruit et la fureur du monde y sont suspendus pour laisser parler… l’élémentaire.
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