
Hassan Echaïr est obsédé par le caractère fugace et évanescent qui guette toute forme de vie. Le flux intarissable du temps condamne les existants – qu’ils soient minéraux, végétaux, animaux, humains ou simples artefacts – à une finitude sans appel. Le monde de la vie, dans lequel notre existence est enracinée, se compose de choses naturelles et de choses artificielles (culture, art, technique…) et il est constamment soumis à deux possibilités : la perte ou la préservation. Hassan choisit la préservation. Il lutte pour la sauvegarde. Il multiplie les supports et les médiums (dessin, sculpture, installation) pour entamer une méditation, fine et subtile, sur la matière, le temps, la fragilité, la force fragile, la mémoire, les traces, les traces effacées, la mémoire recomposée… Economie de moyens, minimalisme, sens de la mesure confèrent à la démarche d’Echaïr un profil particulier.
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