
Saïd Housbane commence par toucher aux domaines de la calligraphie, de l’illustration, de la bande dessinée et du dessin animé avant de se consacrer totalement à la peinture vers le milieu des années 90. Il a fait du visage féminin son thème emblématique qu’il réussit à traiter avec économie et subtile éloquence. Ainsi a-t-il pu restituer au visage toute la puissance de signification qu’il tient en réserve. Mais il y a plus. Le traitement pictural opéré réussit quelque chose de hautement singulier : le visage semble échapper à toutes les formes de conditionnement. Il n’appartient à personne séparément mais à tous en commun. Il est celui de chaque être humain : proche ou lointain, familier ou étranger, homme ou femme. Il est effigie et emblème de notre frêle existence.
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