
Son œuvre frappe d’emblée par l’évidence de son caractère figuratif original, entièrement dédié à la représentation du corps féminin. Et c’est dans les grands formats que toute la force expressive et la puissance gestuelle de Nadif se retrouvent. Là où l’espace semble suffire à la bonne disposition des êtres et des objets (si objets, il y a), Nadif préfère désaxer, basculer, isoler, créer des écarts et des vides qui déclenchent une succession de sensations partagées entre douceur et amertume, où semblent se mêler le désarroi, l’angoisse et le malaise quelquefois. Mais toute la fougue de Nadif semble s’apaiser quand il passe aux petits formats. Autant ses grandes toiles constituent un champ de bataille où se déploie toute son énergie et se verse toute sa fureur, autant tout ce tumulte se transforme, s’apaise et s’adoucit quand il aborde les petites toiles. Malgré son jeune âge, Nadif a accumulé plusieurs expositions individuelles et collectives au Maroc et à l’étranger.
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