
Ecrire ou peindre? Calligraphie ou peinture? Les deux, semble répondre Mehdi Qotbi. Son œuvre, amorcée il y a une trentaine d’années, est finement tissée par de variables et libres partitions calligraphiques idéalement synchronisées par le traitement pictural. L’originalité de sa démarche réside dans cette perfection inédite vers laquelle il a su porter l’union intime entre calligraphie et peinture. Plus encore, Qotbi déconstruit les règles de la scripturalité arabe en libérant le graphème, le mot, le signe de leur étoffe sacrale. La répétition à l’infini du même mot confère à celui-ci une certaine légèreté et permet du même coup de le dépouiller de son caractère lourdement hiératique et théologal.
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