abc-artgallery.com, galerie art  
   PEINTURE   
 
   SCULPTURE   
 
   INSTALLATION   
 
   GRAVURE   
 
   DESIGN   
 
   PHOTOGRAPHIE   
 

 
Espace Membres
 
 > devenir membre
 
 
20/21 MOSTAPHA ROMLI DU 27 AVRIL AU 21 MAI 2017 Musée des beaux-arts de Cluj, Roumanie


20/21
Figures du négatif
Le mariage des mineures entre déni et mélancolie





Souvenirs, souvenirs

Safia Belmeno et Marc Combier ont brillamment montré dans Bons baisers des colonies (Éd. Alternatives, 2007) à quel point la carte postale coloniale structure d'une manière consciente ou inconsciente notre univers imaginal. Emissaire de doux sentiments d’amitié et d'amour ou messagère de simples salutations postées par le touriste, le militaire, le fonctionnaire ou l’explorateur vers la métropole, elle fut aussi, par sa très large diffusion, un médium idéologique marquant. Car si on jette, d’une manière impromptue, un regard dénotatif sur le Maroc colonial, force est de constater que la carte postale dite coloniale, considérée comme expression d'un état d'esprit et d'une époque, y tient une place axiale. Aussi est-il possible de ramener la présence de la carte postale coloniale dans le processus de construction imaginale du Maroc à deux modes opératoires : tantôt cette carte opère comme indicateur historique, tantôt elle opère comme marqueur esthétique.

Comme indicateur historique, la carte postale produite à l'époque coloniale fut orientée par une visée idéologique : mettre en évidence la supériorité de la culture coloniale. Comme marqueur esthétique, elle a exploité le medium photographique pour véhiculer une image fantasmée et surréelle de la femme marocaine. Celle-ci y est photographiée à travers une élaboration codée et une mise en image stéréotypée : voilée ou dévoilée, dénudée ou légèrement habillée, pudique ou fantasque et effrontée, elle est constamment empêtrée dans une représentation hallucinée par le fantasme de la pubère passive prête à s'offrir au premier venu. Romli revisite cette iconographie. L'artiste connaît bien le contextes historique qui avait fait de la carte postale le produit d’une domination à la fois masculine et coloniale. Mais il n'a pas pour "objectif" de reproduire un simple duplicata du cliché colonial. Bien au contraire, il cherche à opérer un détournement artistique de la carte postale, produite jadis par le colonisateur. Romli a ainsi comme visée de dénoncer le réflexe colonial qui somnole paradoxalement encore aujourd'hui en nous. Car c'est à l'affreux et inhumain mariage des filles mineures que l'artiste cherche à nous sensibiliser. Ces filles à marier précocement ne peuvent être maîtresses de leur destin. Si la carte postale coloniale élude la jeune fille mauresque réelle dans son humaine complexité et son insondable altérité, les articles 20 & 21 de la Moudawana (Code de la Famille) du Maroc dit indépendant en font un objet libidinal que d'aucuns pourraient s'approprier et en jouir à leur guise. Dans les régions rurales, seule parfois la lecture hâtive et expéditive de la "Fatiha" (sourate introductive du Coran) suffit pour sceller le sort de petites filles livrées comme de futiles marchandises. Une myriade de fillettes se transforment ainsi en femmes mariées sans même en avoir la moindre conscience.


Mostafa Chebbak
Mechelen, hiver 2017


FRACTAL

LEK a déjà exposé son travail accompagné de SOWAT et Arnaud Liard pour l'exposition "CONTREBANDE" en Mars 2014 pendant la biennale d'art de Marrakech. L'artiste est actuellement en résidence à Marrakech, présentera une série de nouvelles oeuvres sur toile et métal ainsi qu'une installation in-situ. Lek développe son style graphique, mixant le graffiti et sa connaissance de l'architecture avec des influences du Bauhaus, de l'abstraction, du futurisme. Travaillant le plus souvent dans des zones industrielles désaffectées, les compositions rigides de Lek, nourries de sa formation d'architecte, s'adaptent aux contraintes des lieux. Ses fragments typographiques agissent comme des dynamiques qui lacèrent l'espace, le révèle, l'annule, ouvrant de nouvelles perspectives dans ces zones chaotiques.


Exposition du 5 Mai au 5 Juin 2017 , David Bloch Gallery à Marrakech


L’Homme tout au long de sa vie

Nabil Boudarqa est un artiste multidisciplinaire qui travaille à la fois et de façon intense et soutenue, le Dessin, la Peinture et la Photographie… L’univers de Boudarqa est peuplé d’une multitude d’images qui se bousculent, s’enchevêtrent et l’accaparent de tout son être. L’artiste ressent ensuite le besoin impérieux de leur donner une seconde vie, de les restituer à l’identique. La démarche artistique de Boudarqa obéit à un cycle qui ressemble étrangement à celui qu’expérimente l’Homme tout au long de sa vie. Boudarqa prétend être objectif et neutre quant aux images qu’il reçoit et nous donne à voir (en peinture ou en photo).

Exposition du 26 avril au 24 mai 2017 à la Villa des Arts de Casablanca.


L’Afrique en Capitale

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et dans le sillage du Discours Royal donné lors du 28ème sommet de l’Union Africaine, l’événement, « L’Afrique en Capitale » constitue une première qui met l’art et les expressions contemporaines de l’Afrique à l’honneur. Du 28 mars au 28 avril, Rabat, Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture, accueille un mois d’intenses d’activités culturelles : 36 temps forts dans quelque 18 lieux offrant un riche programme gratuit et accessible à tous. Des expositions d’arts plastiques et d’objets du patrimoine, des concerts de musique et des projections de films, des conférences et d’art urbain, seront au rendez-vous, sous forme d’un véritable parcours de découverte.

Voir programme détaillé sur www.fnm.ma


Le programme de la saison culturelle France-Maroc 2017

La saison culturelle France-Maroc est une programmation ambitieuse réunissant en moyenne 350 000 visiteurs par an. Sa particularité est de rayonner sur l’ensemble du royaume, dans le réseau des 12 sites de l’institut français du Maroc. Cette saison 2017 présente 25 événements majeurs et se décline en 335 jours d’activités culturelles, 200 jours de spectacle vivant, 400 projections de films, 300 jours d’expositions et 60 conférences. Enfin l’Institut français du Maroc sera le partenaire privilégié d’un événement historique entre les deux des plus prestigieuses institutions culturelles de nos pays : le musée Picasso de Paris et la Fondation nationale des musées du Maroc. Pour la première fois en Afrique.

A rabat, à partir du 18 avril, au Musée Mohammed VI.



Cultures pour vivre ensemble

Dans le cadre du SIEL de casablanca, un séminaire cœur pour la création d’outils et l’unification des réseaux du projet cultures pour vivre ensemble était organisé par EUNIC, le regroupement des instituts culturels européens. L’objectif de ce séminaire est de lancer la réflexion et la partager avec une dizaine de panélistes et une vingtaine de participants pour préciser les concepts, les stratégies et les ressources qui serviront à dresser une définition concrète des contenus et des acteurs du projet CULTURES POUR VIVRE ENSEMBLE. Ce projet ambitionne de canaliser une partie considérable de l’action culturelle conjointe d’EUNIC et de la Délégation de l’Union Européenne au Maroc avec la complicité d’un grand nombre d’acteurs et de réseaux marocains.


   Page  :   1                   
 
Mettre en page d'accueil
 
 
NOTRE SELECTION
 
BIENNALE INTERNATIONALE DE CASABLANCA
RENCONTRES D'ART ACTUEL
MAGAZINE ART DU MAROC
MAGAZINE MAROC PREMIUM
MODE MADE IN MOROCCO
PEOPLE
 
 
Mentions Légales   |   Téléchargement   |   Copyright