
La peinture de Ben Dahman ne s’inscrit dans le sillage d’aucune tendance, d’aucune chapelle idéologique ou esthétique. Elle allie dans l’harmonie dessin couleur, tracé linéaire et sinuosité picturale. Elle opère par dispersion et concentration, rapprochement et éloignement. Tout est tissé et relié par un subtil et savant système d’interconnexion qui procède par interfaces et entrelacs. Féerique, somptueuse, généreuse, elle n’accable pas, ne culpabilise pas quiconque entre en communion avec elle puisqu’elle est nimbée de part en part d’une délicate légèreté. Elle invite le regard au voyage, à l’errance, loin des sentiers battus. Il y a chez Ben Dahman une exaltation hiératique de la beauté féminine enfin débarrassée des rides du temps et des blessures de l’histoire, comme une Shéhérazade éternelle. Ben Dahman est orientalisant sans être orientali
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