
Toute l’œuvre d’Anas Bouanani semble encore traversée du souffle d’Asilah, sa ville natale. Les pigments naturels de bleus presque aquatiques sont omniprésents, doucement ponctués de blanc, de vert, de rouge brique. Une douce évocation, presque évanescente, d’une cité aux airs d’éternité, d’intemporalité. Des courbes, des arcades, des murs, des débris de cité,… Bouanani se joue de l’acrylique comme de l’aquarelle, nous offrant une fluidité quasi-monochrome qui crée un univers d’une légèreté insaisissable. Diversifiant les supports (carton, papier, toile,…), il y applique marouflage, plis, arrachements,… un rappel doux amer aux dégâts du temps, aux morsures que l’histoire inflige immanquablement aux les constructions humaines.
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