
Il y a d'abord la rigueur de la formation de Ghazali : un parcours long mais solide qui s'étale de la section arts plastiques d'un lycée casablancais à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris en passant par l'Ecole des Arts Appliqués d'Epinal et l'Ecole Supérieure d'Art et de Design d'Amiens, de quoi expliquer, peut-être, la maturité et de son approche et de sa peinture. Les toiles de Ghazali ne présentent au regard rien qui se rapporte à une icône. Il n'y a rien en elles qui réfère à une image du monde ou à sa représentation. Elles ne célèbrent rien. Rien d'autre que les conditions de possibilité de la lumière et par là même celles de la vision. Aussi la thématique murale opère-t-elle chez Ghazali comme une ouverture et non comme une clôture. La densité de la matière oscille entre des impressions et des valeurs tactiles et d'autres fondées sur la vision. On touche la matière, on voit la lumière, car celle-ci jaillit de l'obscurité même de la matière. La chair de la peinture nous est livrée d'une manière aussi palpable et proche qu'une étoffe ou un objet à la portée de nos mains tremblantes.
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